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Voyager seule à vélo : les conseils de Manon

Voyager seule à vélo : les conseils de Manon

Beaucoup de femmes hésitent à partir voyager seule à vélo, par peur des risques. Nous essayons donc de faire passer le cap à ces voyageuses à vélo en donnant la parole à ces femmes qui ont osé 🙂

Découvrez aujourd’hui un article inspirant rédigé par Manon sur le cyclotourisme au féminin et en solitaire !

Présentation de Manon

A  25 ans, Manon a décidé de quitter son travail d’ingénieur agronome pour partir sur les routes d’Europe avec son projet : Rouages sans frontières.

Sans planifier un itinéraire vélo pré-établi ni date de retour précise, elle préfère se laisser glisser sur la route au rythme du vélo et des rencontres qui la guideront.

Ingénieur agronome de formation, elle a travaillé deux ans pour économiser l’argent nécessaire pour partir à l’aventure. Depuis l’âge de ses 17 ans, elle passe chaque année quelques jours à quelques semaines en voyage à vélo en France. Elle attendait avec impatience le bon moment pour partir pour un long voyage !

Voyager seule à vélo les conseils de Manon — photo 1

« Vous n’avez pas peur seule à vélo ? »

Après 8 500 km en solitaire sur les routes d’Europe de l’Est et du Sud de février à octobre 2020, voilà la phrase que j’ai le plus entendue durant mon voyage : Vous n’avez pas peur de voyager seule à vélo ?

La réponse ? Alors non ! Pas du tout !! 

Quelques éléments de démonstration mathématique ! 

La solitude seule à vélo

Tout d’abord, concernant la solitude, des rencontres m’attendent à chaque coin de rue ! Assise sur un banc, de nombreuses personnes viennent me parler, une minute, 5 minutes ou une heure ! Par exemple en Serbie, 3 midis d’affilée une personne différente m’a invitée à prendre le café à l’endroit où j’étais ! Et en quelques heures, j’ai décliné deux propositions d’hébergement car il était un peu tôt dans la journée et je voulais continuer de pédaler dans la relative fraîcheur de la fin d’après-midi. 

En Roumanie, à deux reprises des automobilistes se sont arrêtés à ma hauteur lorsque je pédalais pour m’inviter à prendre le repas et dormir chez eux ! Chez eux et leur famille donc sans arrière pensée ! La liste d’exemple d’accueil spontanée est très longue !

Je ne me sens donc jamais seule ! Ou plutôt les moments partagés avec les personnes sont si intenses qu’ils inondent mes pensées des kilomètres durant… 

Les rencontres

Je n’ai fait que des bonnes rencontres durant mon voyage. Pourquoi

Tout d’abord parce que dans de nombreux cas je choisis les personnes à qui je parle, je choisis d’entamer ou de poursuivre les conversations, je suis donc maître des échanges que je mène.

De plus, spontanément seules les personnes les plus ouvertes et les plus sympathiques viennent me parler. Les personnes qui ne sont pas intéressées pour me parler ne viennent pas me voir ! Je rencontre donc des personnes curieuses avec lesquelles il est toujours agréable d’échanger ! Et comme au moins 90 % (je dirais même 99,9 %) des personnes sur cette planète sont de bonnes personnes (et oui au JT on en parle moins de celles-ci ! ), la probabilité que je rencontre des mauvaises personnes est plutôt faible car j’ai beaucoup plus de chance de tomber d’abord sur des bonnes personnes ! Et donc, entre les mains de bonnes personnes, je n’ai plus de place pour faire de mauvaises rencontres !

Les avantages de voyager seule à vélo

Voyager seule en tant que femme ouvre de très nombreuses portes. Au sens propre comme au figuré. Et ces portes se transforment très vite en armure de protection contre de potentiels dangers noctures.

Par exemple le soir, je cherche toujours un lieu en sécurité pour moi et mon vélo le temps de la nuit : je recherche un carré de jardin pour planter la tente en faisant du porte à porte. Comment les personnes réagissent à ma demande ? Tout d’abord la plupart des hommes n’étant pas méfiants vis-à-vis des femmes, ils déclinent rarement ce genre de proposition. Et les femmes sont très ouvertes également car prises de pitié ou d’empathie par moi, qui suis une femme aussi ! Résultat : je me vois rarement refuser une proposition d’hébergement !

A contrario, les personnes les moins ouvertes déclinent ma demande et donc je tombe toujours sur des personnes chaleureuses et accueillantes ! Et dans la grande majorité des cas, ma demande de carré de jardin pour planter la tente se transforme rapidement en invitation à partager un copieux repas chez l’habitant, dormir dans une chambre de princesse et se réveiller avec un délicieux petit-déjeuner ! Quasi-systématique en Roumanie, Serbie ou Bulgarie !

Voyager seule à vélo les conseils de Manon — photo 10

Femmes, lancez-vous !

Pour conclure, Mesdemoiselles et Mesdames, vraiment, ne vous inquiétez pas, la route est remplie de personnes bienveillantes et formidables qui vous accueilleront à bras ouverts en ne laissant ainsi aucune chance aux rares personnes malhonnêtes de croiser votre route ! 

Pour aller plus loin

Questions fréquentes

Comment trouver un endroit sûr pour dormir quand on voyage seule à vélo ?

Le porte-à-porte fonctionne très bien : demander un carré de jardin pour planter la tente suffit souvent à déclencher une invitation bien plus généreuse — repas, chambre, petit-déjeuner. Les personnes peu accueillantes déclinent simplement, ce qui fait qu'on ne tombe finalement que sur des hôtes chaleureux. Mieux vaut commencer à chercher en fin d'après-midi, quand il reste encore de la lumière.

Et si je ne parle pas la langue du pays traversé ?

La barrière de la langue n'empêche pas les rencontres — elle les filtre plutôt positivement. Les personnes qui s'approchent spontanément d'une cycliste sont déjà les plus ouvertes et les plus curieuses, indépendamment de la langue commune. Le langage non-verbal, un sourire, un geste vers la tente suffisent souvent à faire comprendre une demande d'hébergement.

Partir sans itinéraire fixé à l'avance, c'est vraiment viable sur plusieurs mois ?

Oui, tout à fait. Ne pas planifier d'itinéraire pré-établi ni de date de retour précise permet de se laisser guider par les rencontres et le rythme du vélo — c'est même l'un des ressorts principaux du voyage. L'essentiel est d'avoir suffisamment économisé en amont pour ne pas dépendre d'un calendrier contraint.

Plutôt Europe de l'Est ou Europe du Sud pour un premier grand voyage solo féminin ?

Les deux régions offrent un accueil spontané remarquable. En Roumanie, Serbie et Bulgarie notamment, l'hospitalité se transforme quasi-systématiquement en invitation à partager un repas et une chambre. L'idéal est de choisir selon la saison : partir en février implique de rouler dans des conditions hivernales, ce qui demande une préparation physique et matérielle adaptée.

Combien de temps faut-il prévoir pour économiser avant de partir ?

Ça dépend de votre situation, mais travailler deux ans après ses études pour constituer un budget de départ est une approche concrète et réaliste. L'avantage de cette phase de préparation est aussi de tester progressivement le voyage à vélo — quelques jours par an d'abord, puis des séjours plus longs — avant de se lancer pour plusieurs mois.

1 commentaires

  1. Bonjour ! merci pour ce partage. Je vous avoues qu’avant j’étais le genre de personne à reservez sur airbnb bailti ou booking mais mon fils m’a reconvertit à une autre manière de voyager avec les voyages en camping car et autres. Il m’a défié d’aller vers la Nord de la France sur la Côte d’Opale en vélo et je pense vraiment le faire avec lui dès que la situation le permettra. En tout cas merci pour votre article, ça rafraichit un peu en ce temps de confinement et ça me boost vraiment a faire ce trip en vélo.Avant j’hésitais un peu mais vous m’avez convaincu. merci à vous et bonne continuation à vous Manon.

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