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Bivouak Echappey Diois : mon retour d’expérience !

Bivouak Echappey Diois : mon retour d'expérience !

Il y a quelques semaines, j’ai eu la chance d’être invité par Bivouak pour tester leur événement bikepacking Echappey Diois. Trois jours à vélo dans le Diois, au départ de la belle ville de Die, en immersion totale dans ce coin sauvage de la Drôme. J’étais accompagné de Baptiste, et nous avons rejoint une vingtaine d’autres participant∙e∙s pour partager cette aventure à vélo !

Bivouak, c’est quoi ?

Bivouak, ce sont des aventures bikepacking itinérantes, le temps d’un week-end ou d’une semaine. Le principe : rouler en semi-autonomie, dormir sous tente ou à la belle étoile, partager des repas conviviaux et découvrir des initiatives locales inspirantes. L’idée est simple : du vélo pour se reconnecter à la nature, limiter son empreinte carbone (tous les itinéraires sont accessibles en train), et surtout, vivre une expérience humaine forte.

Bivouak Echappey Diois : Mon expérience et avis

Jour 1 : De Die à la cabane de Guillaume

Le rendez-vous est donné à Die à 8h du matin. Après un brief de Charlotte sur le déroulé des 3 jours à venir, un petit café et les premières rencontres avec les autres participant∙e∙s, nous enfourchons nos vélos. L’ambiance est déjà détendue : sourires, curiosité, et l’envie commune de vivre ces trois jours hors du quotidien !

La première trace est exigeante : 70 km et 1800 m de D+. Autant dire qu’on rentre vite dans le vif du sujet avec une belle portion bien pentue en gravel ! Les paysages sont magnifiques, mais chaque point de vue sur la vallée du Diois se mérite.

Nous croisons des troupeaux de moutons et même des patous (pas très commodes !) qui nous rappellent que nous sommes bien en moyenne montagne. On rigole bien tous ensemble, c’est une vraie colonie de vacance !

Nous arrivons ensuite sur un superbe plateau sur lequel nous roulons groupés, un vrai régal. Une belle descente s’offre ensuite à nous avant d’attaquer la dernière difficulté de la journée : la superbe ascension du col de Pennes. De beaux pourcentages mais que c’est beau !

À mi-parcours, le ciel se couvre et une grosse pluie s’abat sur nous pour les deux dernières heures. Trempés, certain∙e∙s choisissent de s’abriter au bar du village. De mon côté, je décide de filer directement jusqu’à chez Guillaume, notre hôte du soir, pour prendre une bonne douche chaude.

Guillaume a rénové une cabane près de Châtillon-en-Diois et vit en autonomie. Le cadre est magique. Après avoir planté nos tentes, nous assistons à la présentation des Cycles Vène, par Baptiste, un artisan qui construit des vélos en bois. Puis vient l’apéro et un grand repas collectif : de belles tablées, de bonnes assiettes végé et de belles discussions et rires. La nuit tombe vite, le froid aussi : chacun∙e file rapidement se glisser dans son duvet sous sa tente.

Jour 2 : les Gorges des Gats et le col de Miscon

Le réveil est un peu difficile : la veille a laissé des traces dans les jambes. Avec Baptiste, nous optons pour la trace Big (45 km et 1400 m de D+), pendant que les plus courageux s’élancent sur la trace Maxi. C’est assez drôle de voir tout le monde empaqueter ses affaires, se préparer le matin et de voir tous ces vélos les uns sur les autres.

La journée à pédaler commence fort dans les Gorges des Gats. Rapidement, nous formons roulons un petit groupe de 4 avec Baptiste, Dune et Sixtine. Au détour des falaises, nous tombons sur une grosse dizaine de vautours qui planent au-dessus de nous : on s’arrête un moment pour profiter de ce spectacle incroyable !

Nous enchaînons ensuite avec une belle montée jusqu’au col de Miscon se fait d’abord sur route, puis le bitume laisse place à une portion de gravel bien rugueuse et avec un sacré pourcentage. On serre les dents mais on arrive tous à grimper en restant sur nos vélos : une petite victoire collective qui fait du bien au moral !

La descente, elle, est plus technique et certains passages ressemblent plus à un GR qu’à une piste roulante, il faut parfois descendre du vélo pour pousser dans la caillasse. En fin de journée, nous retrouvons la cabane de Guillaume, bien fatigués mais heureux de cette journée de vélo.

Le soir, Guillaume nous raconte son voyage en Afrique avec un vieux vélo retapé, puis David de chez Roubam Cycles, un artisan lyonnais, présente son activité de cadreur acier. Nous finissons cette journée par un excellent chili sin carne avant de filer se coucher !

Jour 3 : retour à Die

Le lendemain matin, la fatigue est bien présente. Avec un petit groupe, nous choisissons la trace rapide pour rentrer à Die, tandis que les plus motivé∙e∙s repartent pour une belle boucle gravel. Même sur ce tracé plus court, le plaisir est au rendez-vous : les sentiers traversent les vignes de la fameuse Clairette de Die, et les paysages sont splendides. Une belle manière de clôturer l’aventure !

À l’arrivée, certains prolongent le plaisir autour d’un verre en attendant leur train. Pour nous, l’aventure s’arrête là, mais merci pour les souvenirs Bivouak !

Infos pratiques

Trois jours intenses, parfois exigeants, mais incroyablement riches. Ce que je retiens de l’Echappey Diois avec Bivouak :

  • Chaque jour, la possibilité de choisir entre 3 traces : route, big (gravel exigeant), ou maxi (gravel encore plus costaud).
  • Un groupe d’une vingtaine de participant∙e∙s
  • Le retour au camp de base tous les soirs pour partager repas, présentations et discussions autour du vélo.
  • De belles rencontres d’autres passionné∙e∙s de vélo
  • Des traces qui ne sont pas de tout repos : même la version « Big » reste exigeante, et représente un beau challenge pour les débutants.

Au final, Bivouak réussit à proposer une formule unique : une immersion totale en bikepacking, mais avec un cadre sécurisant et convivial. On découvre le Diois autrement, on pousse ses limites, et on repart avec des souvenirs plein la tête… et l’envie de repartir.

Merci Bivouak pour l’invitation, merci les nouveau copain∙es !
On se retrouve à la Pasta Bivouak du 27 Septembre au 3 Octobre !

Matériel recommandé en voyage à vélo

Voici le matériel de base que je recommande pour ce type d’itinéraire. Pour une liste complète, consulte mon guide matériel voyage à vélo !

Sacoches vélo

Bivouak Echappey Diois : mon retour d'expérience !

Sacoches de fourche
Ortlieb Fork-Pack

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Sacoche Ortlieb Handlebar-Pack

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Sacoche de selle
Ortlieb Seat-Pack 11L

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GPS vélo
Garmin Edge 1050

Bivouak Echappey Diois : mon retour d'expérience !

Casque vélo
POC Omne Lite

Pour la liste complète de matériel et mes conseils pour préparer tes sacoches, n’hésite pas à consulter mon guide complet voyage à vélo.

Questions fréquentes

Faut-il être un cycliste confirmé pour participer à l'Echappey Diois ?

Pas forcément, mais mieux vaut ne pas sous-estimer le niveau. Même la trace Big — option intermédiaire — reste exigeante et représente un beau challenge pour les débutants. Les traces Maxi sont encore plus costauds. L'idéal est d'arriver avec une bonne base en gravel et une expérience des longues journées en selle, surtout avec du dénivelé.

Doit-on apporter sa propre tente et son matériel de bivouac ?

Oui, la formule est en semi-autonomie : chaque participant dort sous sa propre tente ou à la belle étoile. Prévoyez un duvet chaud — les nuits dans le Diois peuvent être fraîches, même en saison. Le reste (repas collectifs, camp de base) est pris en charge dans le cadre de l'événement.

Plutôt vélo de route ou vélo gravel pour cet événement ?

Un gravel est clairement adapté : certaines portions sont très rugueuses, et des passages de descente ressemblent davantage à un sentier de randonnée qu'à une piste roulante, avec des sections où il faut mettre pied à terre. Un vélo de route serait en difficulté sur ces terrains.

Les itinéraires sont-ils accessibles sans voiture ?

Oui, tous les itinéraires Bivouak sont conçus pour être accessibles en train — c'est un principe fondamental de la formule, pensée pour limiter l'empreinte carbone. Die, point de départ de l'Echappey Diois, est donc rejoignable en transports en commun avec votre vélo.

Peut-on participer seul ou vaut-il mieux venir à deux ?

Venir seul est tout à fait envisageable : le groupe d'une vingtaine de participants favorise les rencontres dès le premier jour, et des petits groupes se forment naturellement selon le niveau et la trace choisie. La dimension humaine et conviviale est au cœur de la formule — les soirées collectives autour du repas font partie intégrante de l'expérience.

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