En octobre, j’ai pris le départ de la Bivouak Pasta, un événement vélo organisé autour d’une trace pensée pour le gravel et le voyage. L’idée est claire : traverser les Alpes, en s’autorisant des chemins et des cols qui font rêver, et une arrivée à Turin qui se vit comme une vraie fête. Je vous raconte cette traversée comme je l’ai vécue, au rythme des journées à pédaler !
Bivouak, c’est quoi ?
Des aventures bikepacking bas carbone
Bivouak, c’est une série d’aventures bikepacking “organisées”, mais pensées comme un voyage collectif plutôt qu’une compétition. L’idée, c’est de te mettre sur de belles traces, de t’emmener rouler plusieurs jours, de dormir dehors ou en mode débrouille, et de vivre l’itinérance avec une vraie ambiance de groupe : entraide, rencontres, moments partagés, et une organisation qui donne un cadre sans te mettre dans un format course.


Bivouak porte aussi un angle “impact positif” et mobilité douce : l’envie de remettre le mouvement au cœur du voyage, de pousser les approches train + vélo, et de construire des aventures qui donnent envie de bouger autrement !
Les prochains événements Bivouak

Bivouak Pasta : De Lyon à Turin à vélo
La veille, on se retrouve Place Bellecour où Bivouak a installé son stand au Festival du Vélo de Lyon pour récupérer son tracker et faire connaissance avec les autres participant·es. Ce qui donne une ambiance très chouette avec des vélos partout, des gens qui discutent matos, traces, et petits plans de dernière minute.
Chaque jour, nous avons deux choix de GPX à suivre sur la Bivouak Pasta : une trace Big et une Maxi pour le plus motivés ! De mon côté, je suis très principalement la trace Big sauf le 5e jour, ce qui fait déjà de bonnes journées de vélo à pédaler.



Jour 1 : de Lyon au Bugey
Le lendemain matin, réveil tôt, puis je claque la porte de la maison et part sur mon vélo. Un café-croissant sur la place, puis des départs par vagues pour cette aventure Bivouak Pasta. Je retrouve Amélie et Dune, rencontrées sur la Bivouak Diois, ce qui fait plaisir. Nous choisissons donc de rouler ensemble un moment !
Ce que j’aime dans ce genre de départ groupé, c’est le mélange entre des gens très entraînés, d’autres plus tranquilles, certains qui découvrent le bikepacking, d’autres qui ont déjà des milliers de kilomètres. Et pourtant, au moment où on roule, tout le monde partage la même chose : un vélo chargé et le même itinéraire.



La première partie est presque trompeuse. C’est plat, ça file, ça discute dans la brume qui nous enveloppe sur les quais de Lyon. La trace emmène rapidement le peloton le long du Rhône, puis vers le Grand Parc de Miribel-Jonage, parfait pour se mettre en jambes sans forcer. Ensuite, ça déroule dans la plaine de l’Ain. J’ai déjà une impression de “vacances” sur cette Bivouak Pasta alors que je suis parti de chez moi quelques heures plus tôt !
Puis, autour du km 70, les premiers reliefs se dessinent : bienvenue dans le Bugey, un coin que j’adore à deux pas de Lyon. C’est un massif discret, mais très varié : falaises, forêts, et surtout ces crêtes qui laissent deviner les Alpes plus loin. En fin de journée, on arrive à Condon, sur un spot de bivouac simple mais efficace : un terrain de foot municipal, avec point d’eau et sanitaires. Je rencontre d’autres personnes et on passe la (fraîche) soirée à refaire le monde !




Jour 2 : Annecy et les Bauges
Pour ce deuxième jour de la Bivouak Pasta, on quitte le Bugey en direction du Rhône, puis on remonte vers le lac du Bourget. Nous grimpons admirer la vue depuis le belvédère du col de la Chambotte, qui te met déjà dans l’ambiance alpine, avec une belle montée et une vue magique sur le lac du Bourget en contrebas !


On file ensuite vers Rumilly et les gorges du Fier, avant d’arriver à Annecy où nous faisons un stop pour un sandwich…à la raclette bien sûr. Nous repartons ensuite pour une sacré grimpette en direction du Semnoz, et nous arrêtons à Quintal, à “La Halte”, où l’événement a prévu un bivouac organisé, un repas, et un petit déj. On passe une excellente soirée à se régaler et profiter avec de grandes tablées joyeuses !




Jour 3 : traversée des Bauges et col du Télégraphe
De mon côté, j’ai toujours eu un petit faible pour la moyenne montagne. Les Bauges ont ce côté “proche des grandes villes mais ailleurs”, un territoire qui a su garder une vraie identité. Le départ de Quintal est glacial, heureusement qu’on se réchauffe en pédalant. Nous traversons les Bauges et le soleil se lève, que c’est beau ! Une vraie pépite ce massif.
Après les Bauges, la trace de la Bivouak Pasta bascule vers la Maurienne puis nous attaquons le premier défi de cette aventure : le col du Télégraphe. Ce n’est pas le plus haut, mais c’est un vrai col : régulier et long. Il s’agit de gérer son effort et de grimper régulièrement. Le soir, nous arrivons à Valloire et prenons un logement en dur avec d’autres copain·es comme il fait très froid dehors.




Jour 4 : Ascension du Galibier, Briançon
Le lendemain, l’objectif est clair sur ce 4e jour de Bivouak Pasta : le Galibier. Le col mythique par excellence ou chaque lacet ouvre un peu plus l’horizon, et tu sens l’altitude arriver sans que ce soit brutal… jusqu’aux deux derniers kilomètres, qui sont encore plus exigeants. La semaine dernière le col était fermé à cause de la neige, nous avons de la chance car aujourd’hui il fait grand soleil et il n’y a de la neige que sur les plus hauts sommets ! Quelle fierté d’arriver là-haut, c’est tout simplement magnifique.


La descente qui suit vers le Lautaret est magique. Nous arrivons finalement à Briançon et ses fortifications Vauban puis on remonte aussi sec vers Montgenèvre, porte d’entrée vers l’Italie. Encore une fois, nous prenons un logement en dur pour dormir au chaud et on se marre bien !



Jour 5 : Italie et col de l’Assietta
Le cinquième jour de la Bivouak Pasta est celui qu’on attend toujours dans un voyage comme ça : le passage d’un pays à l’autre. En quelques coups de pédale, tout change — la langue, les panneaux, les habitudes. Depuis Montgenèvre, on bascule côté italien vers Cesana, où nous nous ravitaillons avec plaisir dans un supermarché italien.
Nous continuons à suivre la trace “Maxi” de la Bivouak Pasta, qui passe par le mythique col de l’Assietta, une longue portion gravel sur une ancienne route militaire, avec des panoramas à 360°. C’est exigeant mais c’est une des plus belles routes que j’ai pu pédaler de ma vie ! Un immanquable si vous allez vous balader à vélo dans ce coin des Alpes. La descente qui suit en gravel secoue fort mais offre des points de vue dingues en cette fin de 5e journée.





Jour 6 : Arrivée à Turin
La dernière partie de cette Bivouak Pasta vers Turin, est très tranquille, principalement en descente avec une transition vers la plaine du Pô et une entrée dans la ville par les bords de rivière, sans avoir l’impression de “rentrer dans un grand centre urbain”. Et puis l’arrivée. Bivouak avait prévu une arrivée conviviale à Turin avec tous les autres Bivouakos, avec pasta party et karaoké.
Notre arrivée en peloton de cyclistes à Turin est magique. Dans une grande ville, ça donne un sentiment presque irréel, comme si on créait notre propre petite bulle au milieu du trafic et des bâtiments. Le soir, c’est grosse fiesta tous ensemble !


Je passe ensuite 3 jours à explorer Turin à pied puis prends le train retour direct jusqu’à Lyon. C’est un détail qui change beaucoup : tu termines ton voyage et tu n’as pas besoin d’organiser un retour compliqué. Tu reviens avec ton vélo et tu regardes les km défiler depuis la fenêtre du train. Je trouve que c’est bien l’esprit du voyage de Bivouak : partir de chez soi, traverser, arriver, fêter, et rentrer en bas carbone. C’est logique et cohérent de A à Z.
Merci Bivouak, merci les copain·es !
On reviendra, c’est sûr !

