Le tour du monde à vélo en couple de “la route de la joie”

Le tour du monde à vélo en couple de “la route de la joie”

Les aventuriers

Salut, nous sommes Laura et JB, un couple breton de 28 ans. En France, Laura est professeure des écoles et JB est boulanger. 

Pourquoi voyager à vélo ?

Principalement parce qu’on voulait découvrir l’authenticité des pays que l’on traverse plutôt que d’enchaîner les endroits touristiques. Le voyage à vélo nous permet de nous rapprocher au maximum des locaux, de s’aventurer dans des endroits où nous n’aurions jamais mis les pieds sans vélos et d’aller assez lentement pour profiter des paysages et des animaux. 

Les préparatifs du tour du monde à vélo

Est-ce votre première expérience en cyclotourisme ?

Nous avons fait plusieurs voyages au long court auparavant, mais ce voyage est notre première expérience dans le monde du cyclotourisme. On avait d’abord envisagé une traversée de l’Afrique du Caire au Cap, finalement le projet s’est vite transformé en un tour du monde.

Combien de temps partez-vous ? Pouvez-vous décrire l’itinéraire ?

Nous sommes partis pour trois ans, et nous roulons déjà depuis deux ans. L’itinéraire de notre longue randonnée à été tracé en fonction des saisons. 

Nous sommes partis de chez nous, en Bretagne pour rejoindre Dakar, au Sénégal. De là, nous avons pris un avion pour rejoindre Entebbe, en Ouganda, et sommes descendus avec nos biclous jusqu’à Cape Town, en Afrique du Sud. La deuxième partie à été la traversée des Ameriques, d’Alaska au Pérou. Mais à Lima, nous avons été stoppés à cause de l’épidémie du Covid19 qui a fini par nous ramener en France. Nous sommes repartis depuis fin Juin sur les routes d’Europe et arrivons maintenant aux portes de la Turquie !

Le matériel de cyclotourisme

Nous avons la chance d’avoir régulièrement de la visite de la part de nos proches, en général c’est aussi l’occasion de se faire livrer le matériel qu’il nous manque en plus du saucisson et du chocolat. Mais nous avons tout de même le minimum syndical dans nos sacoches. 

Pour le moment nous avons réussi à échapper au grand froid, les températures sont rarement descendues en dessous de 0. Mais cela risque de changer dans les mois à venir. Pour la chaleur en revanche, on a eu notre dose d’insolations, principalement dans les désert, au Sahara, en Namibie ou au Mexique. On ne voudrait pas exagérer sur les températures mais certaines journées ont certainement dû approcher les 50 degrés. Sans coin d’ombre, ni vent pour nous rafraîchir, on a souvent rêvé d’une bière fraîche. 

Le tour du monde à vélo

Quel pays à vélo avez-vous préféré ?

Pour ses habitants

On a toujours pas trouvé la réponse à cette question, mais plusieurs pays sortent du lot. Pour ce qui est des habitants, les Colombiens, les Mexicains, les Marocains ou les Zambiens nous ont donné une belle leçon d’hospitalité et les quitter a parfois été difficile. Ça va peut être surprendre, mais l’accueil le plus incroyable que nous avons reçu au cours du voyage a sûrement été en France. Le fait de parler la même langue a facilité les approches et nous a permis de rencontrer des personnes vraiment fabuleuses. 

Pour ses paysages

Pour ce qui est des paysages et des animaux, faire du vélo dans le désert du Namib (Namibie) au milieu des zèbres et des oryx, pédaler dans le  territoire des ours au Yukon (Canada), sur la “Elephant highway” au Botswana, à travers les volcans du Guatemala ou dans les montagnes de la cordillère blanche au Pérou laisse des souvenirs mémorables et font partis des moments forts du voyage. 

Des conseils pour voyager à vélo en couple ?  

On gère ça assez facilement, on a tous les deux le même objectif. On est conscients que si l’un de nous ne va pas bien ce sont les deux qui trinquent, alors on essaye d’être bienveillant l’un de l’autre et on a chacun nos rôles et nos tâches quotidiennes. 

Comment gérer vous les conflits ?

On a la chance d’avoir très peu de conflits, le seul qui nous vient à l’esprit date du début du voyage, au Portugal, où on arrivait pas à accorder notre allure. JB fait du vélo en compétition depuis des années et Laura n’en faisait jamais avant le voyage, forcément ça faisait une sacrée différence de rythme. L’un passait son temps à attendre, l’autre passait son temps à en baver. Depuis JB à appris à prendre son temps et Laura a un bien meilleur niveau. Hormis cela, quand on est en désaccord sur une décision à prendre, on joue à shifumi.

Votre plus belle anecdote humaine ?

Des anecdotes humaines, on en a tous les jours, toutes sont différentes et la plupart inoubliables. La première qui nous vient à l’esprit, c’est Ali, un quatari qu vit à Tanger. Cela faisait seulement 25km que l’on roulait au Maroc quand on la rencontré, il s’est arrêté pour nous donner de l’eau, on a fini par rester deux jours chez lui. il nous a ensuite rejoint à Rabat, nous à emmener dans les montagnes de l’Atlas, puis est revenu une nouvelle fois pour nous encourager dans le désert du Sahara. On a eu l’impression que pendant un mois sa vie tournait autour de nous et qu’il ne pouvait pas nous laisser partir du Maroc sans être sûr que nous étions dans les meilleures conditions. 

Avez-vous eu des frayeurs ? Des chutes ?

Nous avons déjà eu 10 chutes, mais aucune n’a été grave, pour la plupart ce sont des chutes de fatigue a la fin de longues journées de vélo. Nos seules frayeurs sont venues des animaux, un léopard qui nous a réveillé en rodant autour de la tente en Namibie et un Grizzly et ses deux bébés qui ont traversé la route à deux mètres du vélo de JB sans pression, au Canada. Mais ces moments, une fois passés, font désormais partis de nos plus beaux souvenirs. 

Un conseil que vous auriez aimé recevoir avant de partir ?

Ne vous équipez pas du meilleur matériel possible, mais plutôt de celui qui peut se réparer ou se changer n’importe où !

Le budget du tour du monde à vélo

Votre budget par jour

Nous sommes partis avec 50000 euros en poche pour nous deux, mais avons bon espoir de pouvoir boucler notre voyage avec moins de 40000 euros (achat des vélos et de tout le matériel nécessaire avant le départ inclus). En moyenne dans une journée classique nous dépensons entre 5 et 10 euros à deux. Par exemple, depuis notre Bretagne jusqu’à Rome, nous avons dépensé 300 euros en 60 jours. 

Avez-vous eu des sponsors pour ce voyage à vélo ?

Nous avons choisi de partir sans sponsors par choix. Nous voulions que ce voyage soit le notre sans avoir de compte à rendre et nous tenions à le financer par nos propres moyens (sans chômage, sans RSA, sans sponsors, ni pension de retraite 😉)  pour le savourer encore plus. Cependant, après notre première année de voyage en Afrique, nous avons eu l’occasion d’avoir comme partenaire GoByAVA, une assurance de voyage contactée via Instagram à qui nous faisons un peu de publicité en échange d’une réduction sur notre contrat d’assurance. On essaye aussi de remercier régulièrement Alexandre, des Cycles macé et dumazeau, un copain mécano qui nous a vendu nos vélos à prix coûtant. 

Le retour en France à cause du covid

Comment avez-vous géré la situation ?

Nous étions confinés au Pérou depuis 37 jours avant de prendre l’ultime avion pour nous ramener en France depuis l’aéroport militaire de Lima. La décision a été horrible à prendre, avec le sentiment de se faire voler notre voyage alors que nous n’avions jusqu’ici commis aucune erreur. On a passé des journées et des nuits entières à essayer de trouver une autre solution, mais visiblement il n’y en avait pas. Nous sommes ensuite restés deux mois en France ou nous en avons profité pour travailler et passer du temps avec nos proches avant de reprendre la route, une fois les frontières européennes ouvertes. 

Quelle est la suite pour vous maintenant ?

Nous sommes maintenant en Grèce et devons dans les prochains jours passer en Bulgarie puis en Turquie. Le but est de traverser l’Eurasie en passant par la route de la soie, en prenant conscience que nous avons entamé une partie d’échecs que nous risquons de perdre à chaque passage de frontière.

2 commentaires
  1. Je vous suis depuis votre départ et si vous êtes (pour moi) longtemps sans donner de nouvelles je me pose des questions j’ai même une fois envoyé un message à Arsene
    Bref ce que vous faites est impressionnant et vous êtes très très courageux
    Je vous souhaite plein de bonheur et la santé pour continuer
    À bientôt Claudine

  2. J ai eu la chance de les accueillir en Grèce et je dois avouer qu ils m ont redonné espoir dans la jeunesse .
    J B et Laura m ont fait rire en temps de pandémie il faut le faire.
    J admire leur exploit, leur couple leur humour.
    Ils le baissent jamais les bras
    Et même si il faut changer de route ils le font toujours dans la joie.
    Bravo aux parents
    Je vous aime

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